Quand quelque chose en vous reste figé…
On associe souvent le traumatisme à des événements graves : accident, agression, attentat, deuil brutal… Pourtant, certaines expériences plus discrètes peuvent laisser une empreinte émotionnelle tout aussi persistante.
Humiliations, rejets, peurs vécues seul(e), harcèlement, séparation, annonce brutale, mais aussi opérations médicales, hospitalisations ou maladies nécessitant de longs séjours peuvent continuer à agir bien après l’événement.
Chez les femmes, une IVG difficilement vécue, un parcours de FIV éprouvant ou des tentatives infructueuses peuvent également laisser une trace émotionnelle importante.
Chez l’enfant et l’adolescent, cette empreinte peut parfois s’exprimer autrement : cauchemars, régressions, colères, peurs, évitements, plaintes somatiques ou changements de comportement.
Ce n’est donc pas uniquement la gravité objective de ce qui s’est passé qui compte, mais la trace que l’expérience a laissée.
Quand le passé continue d’agir dans le présent
Certaines manifestations peuvent apparaître longtemps après l’événement :
- flashbacks ou cauchemars récurrents ;
- angoisses soudaines ou peurs inexpliquées ;
- hypervigilance ;
- évitement de certains lieux ou situations ;
- sentiment d’être déconnecté(e) ou absent(e) ;
- réactions émotionnelles disproportionnées ;
- blocages persistants malgré les efforts pour avancer ;
- impression que « quelque chose » reste encore actif.
C’est précisément sur cette mémoire encore chargée émotionnellement que peuvent intervenir l’EMDR et l’IMO.
EMDR et IMO : un objectif commun, des approches différentes
L’EMDR — Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires — et l’IMO — Intégration par les Mouvements Oculaires — utilisent toutes deux les mouvements oculaires dans le travail autour des expériences traumatiques.
Elles ne sont pourtant pas identiques.
L’EMDR repose sur un protocole structuré avec différentes phases de travail.
L’IMO permet une exploration plus souple et multidirectionnelle des informations associées à l’expérience : sensations, émotions, images ou autres éléments encore actifs.
Le choix de l’une ou de l’autre dépend de la personne, de ce qu’elle vit et de la manière dont l’expérience traumatique s’est inscrite.
Combien de séances faut-il ?
Il n’existe pas un nombre de séances unique pour tout le monde.
Une expérience précise peut parfois être travaillée rapidement, tandis qu’une histoire comportant plusieurs événements ou traumatismes successifs demandera davantage de temps.
L’objectif n’est donc pas d’appliquer un nombre prédéfini de séances, mais d’adapter le travail à ce qui reste réellement actif pour la personne.
Peut-on travailler un traumatisme sans être au cabinet ?
Oui. L’accompagnement peut également être réalisé à distance, par téléphone.
J’utilise notamment le tapping bilatéral lorsqu’il est plus adapté au travail à distance. Cette modalité permet de conserver un accompagnement précis et individualisé tout en bénéficiant de la souplesse d’une séance depuis son propre environnement.
C’est particulièrement intéressant pour les personnes éloignées géographiquement, les expatriés ou celles qui souhaitent simplement être accompagnées depuis chez elles.
Trauma Out® : mon accompagnement signature
Au fil de mon expérience en psychotraumatothérapie et de plus de vingt ans de pratique, j’ai également développé Trauma Out®, mon accompagnement signature.
Il s’appuie sur différentes approches de thérapies brèves et de travail neuro-émotionnel, notamment l’EMDR, l’IMO et les stimulations bilatérales.
L’objectif est de permettre un travail ciblé sur les traces émotionnelles laissées par certaines expériences, au cabinet comme à distance, afin que chacun puisse bénéficier d’un accompagnement adapté, quel que soit son lieu de vie.
L’objectif : que l’événement appartienne réellement au passé
Travailler sur un traumatisme ne signifie pas effacer son histoire.
Le souvenir peut rester présent, mais sans provoquer la même réaction émotionnelle, corporelle ou comportementale.
C’est cette différence qui compte : pouvoir se souvenir sans continuer à subir.
Vous souhaitez savoir si cet accompagnement peut vous convenir ?
Contactez-moi pour échanger sur votre situation ou prendre rendez-vous.